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1919, Mary Delluc, passionnée de chocolat, souhaite faire découvrir ses créations. Elle fonde à Bruxelles ce qui deviendra la chocolaterie Mary, en prônant l’excellence et la qualité, ce qui deviendra la tradition.

Pour rencontrer une clientèle friande d’une telle qualité, elle choisit le 126 de la rue Royale, endroit emblématique d’implantation car voie Royale reliant le Palais de Laeken au Palais de Bruxelles.

L’emplacement choisi par Mary est habile car la Rue Royale est empruntée tous les jours par le Roi et est dès lors au coeur d’une promenade très prisée par les nobles et les bourgeois en quête d’une rencontre royale.

Le magasin chocolaté devient également salon de thé, agencé dans le style art déco de l’époque. Ce salon de thé permet à Mary de partager sa passion et de comprendre les faiblesses chocolatées de sa clientèle.

Mary, bonne guêpe, garde la liste des chocolats favoris de chacun dans un livre d’or.

Ce livre d’or connaît une application pratique immédiate. En effet, Mary a créé au sous-sol de la boutique un laboratoire magique où est surveillé la fabrication artisanale de prestigieux chocolats.

Vigilante quant à la qualité des matières premières utilisées, elle n’hésite pas à refuser une livraison de cacao, si celui-ci ne correspond pas à ses exigences.

Elle crée régulièrement de nouvelles recettes en compagnie de son maître chocolatier.

Fabriqués et décorés à la main, les chocolats Mary sont de véritables petits bijoux.

La légende se crée tant au regard du goût unique que de la beauté de ces chocolats aux formes d’huîtres et d’escargots, fourrés de merveilleux pralinés dont Mary a le secret.

Caramel, crèmes fraîches, pralinés, gianduja, chocolats noir, au lait, au café, à la pâte d’amandes, à la pâte de noix, à la pâte de pistaches, à la pâte de fruits, chocolats à la liqueur, fruits confits, dragées… un festival de saveurs !

Mue par une créativité intarissable, Mary invente et crée des petits brins plats de chocolat pur, légèrement arrondis à chaque bout et très légèrement bombés, ce qui deviendra les fameuses langues de chat en chocolat.

Même si la qualité des matières premières et des chocolats produits représente son souci primordial, l’extrème raffinement de Mary se reflète encore dans la présentation de ses produits, des boîtes de chocolat jusqu’aux vitrines.

Ses boîtes de chocolats sont de véritables merveilles, très luxueuses, faites à la main, souvent recouvertes de soie unie ou peinte, de toutes tailles, de toutes formes. Ce raffinement poussera la clientèle à conserver celles-ci même après en avoir prélevé le dernier chocolat.

Quant aux vitrines, elles ne sont pas en reste et constituent, elles aussi, de véritables œuvres d’art : scénographie en parfaite harmonie avec les saisons, offrant toujours différents thèmes, au gré des mois qui passent.

Revenons à vos papilles : A l’occasion de la fête de Pâques, Mary imagine d’utiliser de vrais œufs de poule, pour y percer un trou de quelques millimètres à la pointe, afin de les remplir de mélanges des plus délicats.

La réputation de la maison Mary est faite parmi les amateurs de « bonbons » de chocolat. La déclinaison devient multiple et d’autres boutiques Mary voient le jour notamment à Ostende, rampe de Flandre, Avenue de Littoral au Zoute et à Paris, 46 rue du Faubourg Saint–Honoré.

Mary a réalisé son rêve en étant devenue fournisseur de la plus belle clientèle belge et française.

En 1942, Mary reçoit son premier titre de « Fournisseur Breveté de la Cour de Belgique ».

Mary Delluc, artiste et gastronome, ne se mariera jamais et choisira par passion de passer toute sa vie dans ses ateliers et boutiques.

Le vingt et unième siècle bat son plein et Mary conserve l’immense honneur de fournir la Cour Royale de Belgique.

Ce titre a été renouvelé à deux reprises, en 1990, par Sa Majesté le Roi Baudouin 1er et en 1994 par Sa Majesté le Roi Albert II.

Clin d’œil à l’histoire, la maison mère de Mary se situe toujours au 73 de la Rue Royale en face de la Colonne du Congrès.

Efficience oblige, l’atelier de production est situé depuis 2009 sur le site dit de l’Arsenal où il est entouré d’autres artisans, grands noms de la mode belge.

Aujourd’hui, nos artisans chocolatiers produisent quotidiennement, et de manière artisanale, les pralines Mary, composées de ganaches, pralinés, caramel, crèmes fraîches et massepains. Roulées à la main, les truffes complètent une gamme de pralines destinées aux connaisseurs.

Chaque praline est créée en vue d’atteindre l’harmonie ultime des goûts, des arômes, des textures et des apparences.

Excellence, tradition et qualité sont toujours les maîtres mots de l’univers Mary, en matière de choix des matières premières, de respect des recettes de la fondatrice, de l’emballage et du service à la clientèle.

2011 est une année charnière pour l’univers Mary. Il est décidé de marier harmonieusement le moderne avec un passé respecté : tous les éléments de l’histoire de Mary se retrouvent dans les magasins. Le style des magasins est inspiré de l’art déco, le raffinement est poussé à l’extrème afin de polir ce bijou : le verre martelé se reflète dans les murs dorés.

Le drapé, symbole de féminité, est répété en chaque magasin. Il se retrouve dans chaque ballotin, à l’aide du papier de soie, délicatement plissé et déposé.

La maison Mary remet à l’honneur les boîtes d’époque, telles que la Rosine, la boîte Langues de chat et la boîte dorée et ce au plus grand bonheur de ses clients.

Le rêve de Mary Delluc est perpétué en ce qu’une praline Mary goûtée génère un amoureux converti…